Pierre Tal-Coat

Pierre Tal-Coat

Pierre Tal-Coat
Foyer, 1968
Huile sur toile
73 x 60 cm

biographie :

Pierre Tal-Coat

1905
12 décembre: naissance de Pierre Jacob à Clohars-Carnoët près de Quimperlé (Finistère).
Son père, marin-pêcheur, sera tué sur le front d'Argonne en 1915.

1918-1923
Apprentissage du métier de forgeron.
Une bourse de pupille de la Nation lui permet d'entrer à l'Ecole primaire supérieure de Quimperlé.
Très tôt, il dessine et sculpte dans le bois et la terre glaise et restera toujours attaché à la pratique de la sculpture.

1923
Clerc de notaire à Arzano.

1924
Mouleur et peintre-céramiste à la faïencerie de Quimper.
Il fréquente les nombreux artistes installés dans la région (Le Pouldu fait partie de Clohars-Carnoët, Pont-Aven est tout proche).

1925
Il arrive à Paris, exerce divers métiers (modèle à l'Académie de la Grande Chaumière, mouleur à la Manufacture de Sèvres), fréquente le milieu artistique, étudie la céramique et la peinture et se lie avec le peintre Sautter. Il se rend avec ce dernier à Bâle et tente en vain de consulter C.C. Jung.
Il travaille dans l'atelier de Sautter, rue Ernest Cresson, voisin de celui de Survage.

1925-1926
Service militaire à Paris dans les dragons.

1926
Auguste Fabre et Henri Bénézit, directeurs de la galerie Fabre lui proposent une exposition.

1927
Première exposition parisienne à la galerie Fabre, rue de Miromesnil, et premier contrat.
Pierre Jacob à cette occasion prend le pseudonyme de Tal Coat (qui signifie en breton "front de bois") pour éviter l'homonymie avec le poète quimpérois Max Jacob, qui est également peintre.
Rencontre le peintre Emile Compard.
Mariage avec Bronislawa Lewandowska (Broncia).

1927-1929
Retour en Bretagne, à Doëlan - il y loue une maison sur l'arrière-port - où il travaille intensément et séjournera périodiquement jusqu'en 1939.
Longues promenades en mer et sur terre avec Henri Bénézit, Paul Poiret et Emile Compard.
Il entreprend ses recherches sur la technique picturale, les media et les pigments, qu'il ménera jusqu'à ses dernières oeuvres.

1928-1934
Séries des Bouchers, Musiciens  ou Hommes-oiseaux.

1930
Il s'installe à Paris, rue Aumont-Théville.
Le violoniste Rolf Börjenson l'introduit auprès de sa soeur, directrice de l'Académie scandinave, où enseignent Despiau, Dufresne, Friez, Waroquier. Il s'y lie avec Francis Gruber et Francis Tailleux, quelques années plus tard avec André Marchand.
 Par Emile Compard, il fait la connaissance du Docteur Charles Flandin qui le recevra chaque année à Domecy-sur-Cure, près de Vézelay, le livrant à la chasse, au déterrage, à la pêche, à l'épervier. Il y peint des Arlequins, des Musiciens  et des Fêtes Galantes, des Rues  et des Baignades.
Compard le présente également à Félix Fénéon, qui s'intéresse à son travail.

1931
Sculptures et dessins.

1932
Séjourne en Bourgogne.

1932-1935
Participe au groupe "Forces Nouvelles" (Rohner, Humblot, Lasne, Pellan, Jeannot).
Familier des dîners de Meraud Guiness, femme du peintre Guevara, il y rencontre Hemingway et Gertrude Stein, Francis Picabia et se lie d'amitié avec les frères Giacometti.
Participe à des expositions thématiques à la galerie Billiet-Pierre Vorms: "Bateaux et marins", "Le retour au sujet".

1933
Rencontre le collectionneur-marchand de tableaux René Gimpel, et travaille à son contact ses rapports de couleurs.

1933-1936
Suite de Portraits, Autoportraits, Grandes figures féminines, en pied, assises ou allongées.
Rencontres avec Balthus, Artaud, Tzara,...

1935
Expose avec le groupe "Forces Nouvelles" à la Galerie Billiet-Pierre Vorms.
Voyage en Provence.
Période grise.

1936
Prix Paul Guillaume pour un Portrait de Gertrude Stein.
Série des Mannequins étendus.

1936-1937
La guerre d'Espagne lui inspire la série des Massacres.

1937
A l'instigation de G. Huisman, commande pour le collège de jeunes filles de Saint-Brieuc de panneaux peints que la municipalité refuse de mettre en place.

1938
Séjour à Doëlan avec Gruber, Marchand et Tailleux.
Il rencontre le préhistorien et écrivain Robert Wernick et suit les travaux de l'Abbé Breuil.

1938-1939
Peint des paysages  de Bretagne, de Bourgogne et d'Ile-de-France.
Galets  et Pierres.


1940
Démobilisé, Tal Coat se fixe à Aix-en-Provence et y séjournera régulièrement jusqu'en 1956. Il y retrouve Francis Tailleux, Tristan Tzara, les Guevara.
Il rencontre Charles-Albert Cingria, Blaise Cendrars, Constant et Jean Rey-Millet, le peintre suisse Monay et fait la connaissance de Xavière Angeli, qu'il épousera en 1950.
Il peint des natures mortes, des paysages  et des figures.

1941
Fréquents séjours à Bonnieux, près d'Aix-en-Provence, nombreux Paysages de Bonnieux.

1942
Naissance de sa fille Pierrette.
Suite de Natures mortes  sur des buffets ou des tables, où figure souvent un miroir.

1943
Francis Tailleux l'accueille au Château Noir, à Aix, où les rejoindra le graveur Leo Marchutz.
Première exposition à la Galerie de France, Paris.

1945-1946
Séjour à Paris, où il trouve un atelier rue Brézin.
Multiples études à l'Aquarium du Trocadéro et au Jardin des Plantes.
Série des Poissons  et des Aquariums.
Etudes de Tauromachies.
Série des Coqs.
Participe au premier Salon de Mai.

1946
Retour à Aix, au Château Noir.
Séries des Mouvements d'eau , des Rochers et Cascades

1948
Rencontre Henri Maldiney, André du Bouchet, André Masson, Georges et Marguerite Duthuit.
Période glauque

1948-1950
Grands dessins à l'encre de Chine.

1949
Voyage dans les Cévennes où il séjournera à plusieurs reprises.
Exposition de peintures anciennes à la Galerie de France.

1950
Début de la série des Rochers, Failles  et Lignes.

1951
S'installe à Forges-les-Bains près de Limours, dans la maison d'enfance de Jean Bazaine.
BIOGRAPHIE TAL-COAT


1952-1953
Série des Passages  et des Signes.

1953
Voyage en Corse. S'installe au Breuil près de Chevreuse, dans la maison de Fernand Léger

1954
Première exposition à la galerie Maeght, Paris.
Rencontre Georges Salles.
Voyage dans les Cévennes.

1955
Séjour en Bretagne.
Séjour en Dordogne. Se passionne pour l'Art Préhistorique qui l'intéresse depuis de nombreuses années et visite avec intérêt Lascaux et les Eyzies.

1958
Séries des Lignes de pierre et de silex,  des Troupeaux,  des Vols.

1960
Bronzes édités chez Valsuani, à Paris.

1961
Il s'installe à "la Chartreuse" de Dormont, Saint-Pierre-de-Bailleul, près de Vernon (Eure).
Série des Colzas  et des Coquelicots.  Retour à l'éclat coloré
Nommé Chevalier de la Légion d'Honneur.

1963
Réalise une mosaïque pour le mur d'entrée de la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence.

1968
Reçoit le Grand Prix National des Arts.

1970
Mort de Xavière.

1971
Séjour en Suisse. Travaille dans l'atelier de gravure de Pietro Sarto à Saint-Prex.
Promu Officier de la Légion d'Honneur.

1973
Il réalise pour le Ballet-Théâtre contemporain la scénographie de "Kill what I love", chorégraphie de John Butler sur la musique d'Igor Stravinski.

1975
Voyage au Japon.

1976
Importante rétrospective aux Galeries Nationales du Grand Palais organisée par le Musée National d'Art Moderne (110 peintures, 115 dessins).
Nommé Commandeur des Arts et Lettres.

1985
Promu Commandeur de la Légion d'Honneur.
Décès de Pierre Tal Coat le 11 juin à Saint-Pierre de Bailleul (Eure).